Cours camarade le vieux monde est derrière toi
Le dernier en date des événements qui ont affecté l'emploi est
injustement attribué au drame du 11 septembre.
Ce moment a en réalité été le déclencheur de décisions difficiles à prendre
pour des entreprises qui hésitaient depuis plusieurs mois.
Pourtant la plupart de ces entreprises affichaient des résultats apparemment
positifs sur des marchés prétendument prospères.
En en 1991, la guerre du Golfe avait de manière plus brutale et rapide pour
l'activité économique, créé une autre crise de l'emploi.
A l'inverse dans les années 1998/2000, le déficit de talents semblait mettre
à mal la croissance.
L'emploi vit donc au rythme de cycles d'abondances et de pénuries auxquels les
régions, les domaines et les métiers ne peuvent plus échapper.
Une fatalité permanente semble donc nous être promise : la précarité de toutes
les situations.
Nous sommes tous potentiellement les victimes de ce balancier permanent dont
le mouvement ne peut que s'accélérer.
Les habitants de la bulle Internet imaginaient que les arbres pouvaient monter
jusqu'au ciel, d'autres pensaient que la vie était un long fleuve tranquille.
Depuis les quais ils regardent maintenant passer les trains qui vont de plus
en plus vite.
Il va devenir inutile de chercher des explications aux difficultés mais, essayer
d'imaginer l'avenir, l'espace qu'on peut y trouver et se poser
les bonnes questions:
De quels talents le Marché aura-t-il besoin demain?
Comment apporter sa compétence à une organisation en évitant la paupérisation
parce qu'on ne la renouvelle pas?
Cela est-il vraiment nouveau?
Ne reprenait on pas déjà en mai 68 le vieux slogan :
"Cours camarade le vieux monde est derrière toi"